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Nos braves tirailleurs pendant la deuxiéme guerre mondiale

Mbayebrest


A lire attentivement


Et les enfants de ma génération, en écoutant leurs pères, en regardant les films, en lisant les livres d’histoire et les lettres de vos soldats morts sur nos plages de Normandie ou de Provence, en visitant les cimetières où flotte la bannière étoilée, ont compris que ces jeunes Américains de vingt ans étaient des héros auxquels nous devions d’être des hommes libres et non des esclaves. L’Amérique nous a libérés. C’est une dette éternelle. Et en tant que président de la République française, mon devoir c’est de dire au peuple d’Amérique que vous représentez dans votre diversité, que la France n’oubliera jamais le sacrifice de vos enfants, et de dire aux familles de ceux qui ne sont pas revenus, aux enfants qui ont pleuré des pères qu’ils ont à peine eu le temps de connaître que la gratitude de la France est définitive."  Sarkozy Congrés Américain...

 Dites donc Monsieur Sarkozy, il semblerait que les "Tirailleurs Sénégalais de la France", avaient formé 65% de Forces Françaises Libres... à quand reconnaissance de cette "dette éternelle ?" 

Prenez Barack Obama et imaginez... que c'est le petit-fils d'un Tirailleur Sénégalais... Quand Sarkozy se rend aux Etats-Unis... il lui tient le discours que nous lisons ci-haut, et quand il se rend en Afrique, il dit le contraire au grand père d'Obama... Ca fait sourire tout ça !

 

« Au bout du chemin de la repentance et de la détestation de soi il y a, ne nous y trompons pas, le communautarisme et la loi des tribus. » Paris, discours d’investiture en tant que candidat UMP, 14 janvier 2007.

 

« Je déteste la repentance qui veut nous interdire d’être fiers d’être français, qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires, qui dresse les Français les uns contre les autres en fonction de leurs origines et qui est un obstacle à l’intégration parce qu’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester. » Lyon, 5 avril.

 

« Je déteste cette repentance qui est une falsification de l’histoire de France. Car la France n’a pas à avoir honte de son histoire. » Metz, 17 avril.

 

« Pourquoi tant de haine ? Parce que je n’accepte pas la repentance ? Parce que je ne veux pas qu’on demande aux enfants d’expier les fautes supposées de leurs pères ? Parce que je considère que la France n’a pas à avoir honte de son histoire ? Parce que je dis que la France n’a pas inventé la solution finale, ni commis de génocide et qu’elle est le pays au monde qui a le plus fait pour la liberté des hommes ? » Dijon, 23 avril.

 

« Il y avait la repentance qui demandait aux fils d’expier les fautes supposées de leurs pères et même de leurs aïeux ou de leurs ancêtres. Il fallait expier l’histoire de France, il fallait expier les croisades, les révolutions, les guerres, la colonisation. Tout, il fallait tout expier. » Montpellier, 3 mai

 

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BBC : « Libération de Paris » par des soldats français blancs ?!

(source : UGTG 07/04/09) La libération de Paris par des ” Whites only “

Des documents inédits d’archives révélés par la BBC indiquent que les commandemments britanniques et américains se sont assurés que la libération de Paris le 25 août 1944 soit vue comme une victoire menée par des « blancs uniquement ».

Beaucoup de ceux qui ont combattu l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale l’ont fait pour vaincre l’abject racisme qui causa la mort de plusieurs millions de Juifs.

Toutefois, le document de la BBC apporte la preuve que des soldats noirs des colonies françaises - qui représentaient environ deux-tiers des Forces Françaises Libres - ont été délibérément écartés de la colonne qui a conduit la marche des alliés sur la capitale française. Lorsque la France a capitulé en juin 1940, 17.000 de ses soldats noirs, principalement des troupes des pays colonisés de l’Afrique de l’Ouest - connues sous le nom de Tirailleurs Sénégalais, furent tués. [1]

Bon nombre d’entre eux furent tout simplement abattus peu après s’être rendus aux troupes allemandes, qui le plus souvent les ont considérés comme des sauvages sous-humains.

Pour eux l’occasion de prendre leur revanche s’est présentée en août 1944, quand les troupes alliées s’apprêtaient à reprendre Paris. Mais en dépit de leur nombre écrasant, ils ne devaient pas l’obtenir.

Plus souhaitable

Le chef des Forces Françaises Libres, Charles de Gaulle [2] , a fait clairement savoir qu’il voulait que la libération de Paris soit conduite par ses soldats Français.

Le Haut Commandement Allié a donné son accord, mais seulement à une condition : La division de De Gaulle ne devait contenir aucun soldat noir.

En janvier 1944 le chef d’état major d’Eisenhower, le Général principal Walter Bedell Smith, écrivait dans une note frappée du sceau « confidentiel » : « Il est plus souhaitable que la division mentionnée ci-dessus se compose de personnel blanc.

Ceci désignerait la Deuxième Division Blindée, qui ne compte qu’un quart de soldats coloniaux, comme la seule formation Française opérationnellement disponible pouvant être rendue cent pour cent blanche. »

A l”époque, l’Amérique ségrégeait ses propres troupes au travers des lignes raciales et, jusqu’aux derniers moments de la guerre, n’autorisait pas ses GI’s noirs à combattre aux côtés de leurs camarades blancs.

La Division Marocaine

Etant donné le fait que la Grande-Bretagne ne pratiquait la ségrégation au sein de ses forces et avait une importante et valeureuse armée indienne, on aurait pu s’attendre à ce que Londres s’oppose à une politique aussi raciste.

Pour autant ceci ne semble pas avoir été le cas.

Un document écrit par le général britannique, Frederick Morgan, au Suprême Commandement Allié indique : « Il est regrettable que la seule formation Française 100% blanche soit une division blindée au Maroc. Toute autre division française est blanc seulement à 40% environ. J’ai dit au colonel de Chevene que ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite seront grandement améliorées s’il arrivait à fournir une division d’infanterie blanche. »

La découverte d’une division opérationnelle 100% blanche s’est avérée impossible, en raison de l’énorme contribution faite à l’Armée Française par les conscrits de l’Afrique Occidentale.

Ainsi, le Commandement Allié a insisté pour que tous les soldats noirs soient retirés et remplacés par des soldats blancs d’autres unités.

Quand il est clairement apparu qu’il n’y avait toujours pas assez de soldats blancs pour remplir les lignes, des soldats des régions de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont été utilisés à leur place.

Retrait des pensions

En fin de compte, presque chacun était heureux. De Gaulle a obtenu son souhait d’avoir une division Française pour conduire la libération de Paris, en dépit du fait que le manque de troupes blanches ait conduit à ce que beaucoup de ses hommes étaient réellement espagnols.

Les Anglais et les Américains ont obtenu leur Libération par « des blancs seulement », en dépit du fait que plusieurs des soldats en question aient été en réalité des Nord Africains ou des Syriens.

Pour les Tirailleurs Sénégalais de la France, il y avait cependant peu à célébrer.

En dépit d’avoir formé 65% de Forces Françaises Libres et de leur grand nombre de morts pour la France, ils ne devaient bénéficier d’aucun accueil triomphal à Paris.

Après la libération du capital français beaucoup ont été simplement dépouillés de leurs uniformes et renvoyés dans leurs colonies. Pour rendre l’histoire encore plus cruelle, en 1959, leurs pensions ont été gelées.

L’ancien soldat colonial Français, le Sénégalais Issa Cissé, aujourd’hui agé de 87 années, jette sur tout cela un regard empreint d’une tristesse et d’un ressentiment évidents.

« Nous, le Sénégalais, avons été commandés par les chefs français blancs, » dit-il.

« Nous avons été colonisés par les Français. Nous avons été forcés d’aller faire la guerre. Forcés d’obéir à des ordres nous dictant de faire ceci, de faire cela, et nous l’avons fait. La France n’a pas été reconnaissante. Pas du tout. »

Mike Thomson a présenté l’émission “Radio 4’s Document” à 2000BST le lundi 6 avril.

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